Harold Ambellan à l’honneur dans Libération

Harold Ambellan dans son atelier – Arles (France) (Crédit : © Pascal Bois / panovues.com)

On parle d’Harold Embellan sur Libération !

 » Harold Ambellan, copain de Leadbelly (lequel a composé une chanson sur le couple), se piquait de chanter et de jouer du folk à des soirées. Harold y avait croisé Seeger et Woody, les avait invités à déjeuner le lendemain. Le lunch s’est éternisé jusque tard dans la soirée. Le duo ne savait pas où dormir. Seeger est resté quelques mois; Woody deux ans… Le troubadour couchait au rez-de-chaussée, dans un réduit aménagé à son intention, à côté des personnages sculptés par Ambellan… Woody les saluait tous «personnellement» en rentrant (Good Night Madame – Good Night Monsieur). Le loft est devenu un point de rencontre des folk-singers. On y rencontrait Alan Lomax, Burl Ives, Josh White, le Golden Gate Quartet, et bien d’autres. Les musiciens y organisaient des soirées musicales, baptisées «Ballad Nights». Woody acheva ici des chansons majeures, comme Vigilante Man, Hard Travelin’, The Ballad of Wild Bill Hickok. Selon le guide ultime de Nora Guthrie, sa fille – petite soeur d’Arlo (Ramlin’ around New York with Woody Guthrie – POWER HOUSE BOOKS), dans la maison des Ambellan, Woody et Pete Seeger renouvelèrent le genre du protest song. »

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J’ai souhaité t’écrire Harold, où que tu sois …

 » Mon cher Harold,

Quel plaisir pour moi de voir qu’un grand organe de presse national te rende enfin l’hommage que tu mérites, à travers celui fait à Woody Guthrie.
Tu as toujours eu le talent modeste au service de tes idées et de tes aspirations. Avec fidélité et intégrité tu as mis la création artistique et l’humanisme en fil conducteur de ta vie à travers ton œuvre personnelle mais aussi celle des artistes que tu as soutenu. Comment oublier notre 1° rencontre il y a 30 ans, chez toi dans le quartier de la Roquette en Arles ?

Ta maison était noyée de dessins, de très beaux bronzes et de tes multiples inventions jetées sur papier qui ne verraient sans doute jamais le jour dans leur concrétisation. Ton confort quotidien t’importait peu, seul comptait ton besoin absolu de travailler, de créer. Peu importe le support, tu dessinais, tu dessinais… Comme un clin d’œil à ta vie, tu donnais naissance des femmes et des couples, personnages souples et sensuels. D’où tu es, as tu vu tes œuvres lorsque ma galerie les a exposées à New York en Avril 2017, au Carrousel du Louvre à Paris en Juin, et à Miami en Décembre de la même année? Puisses-tu entendre ces hommages que tu accueilleras avec ton humilité habituelle, insensible aux paillettes.

Avec mes remerciements Harold et ma fidélité. »

Josiane Eynaud